- Rythme79 · plutôt nerveux
- Un bouton toutes les deux secondes et demie, qui tombe seul si l'on tarde, des chaînes de fusions qui s'enchaînent, une ritournelle de boîte à musique qui accélère de 120 à 144 battements par minute ; on vise vite, sans temps mort.
- Exigence71,5 · plutôt impitoyable
- Si un bouton reste au-dessus du goulot, l'étape reprend bocal vide, soit une à deux minutes perdues. Après deux débordements, les boutons qui tombent sont un peu plus petits, sans que le jeu le dise.
- Ton91,5 · inquiétant
- Une poupée sans yeux qui tourne la tête pendant qu'on joue, des boutons qui ouvrent des yeux et suivent le doigt, une main blanche qui secoue le bocal, et une fin où il lui manque encore un œil.
- Récit26 · plutôt muet
- Peu de mots : une ligne par étape pour dire la ruse, et quelques mots au débordement. L'histoire est dans la poupée, qui change à chaque étape, et dans la dernière image.
- Échelle61,4 · entre les deux
- Tout tient dans un bocal sur une table de couture, mais les boutons grandissent jusqu'à devenir des disques de cuivre puis une lune, et par la fenêtre, derrière, les étoiles regardent aussi.
- Forme65,3 · plutôt étrange
- Le jeu de fusion qu'on connaît, où deux pareils font un plus grand, avec une ruse inventée par étape : des boutons cousus ensemble, des yeux qui ne se marient qu'entre eux, une main qui secoue, un bocal qui penche.
- Image91,5 · foisonnant
- Une table de couture pleine : bobines, épingles, ciseaux, nappe à carreaux, lampe ambrée, la fenêtre et la nuit, un bocal de verre aux reflets, et des boutons tous différents, nacre, émail, bois, cuivre, avec leurs trous et leur fil. Bridé sur les vieux téléphones.
Le thème
La nuit, dans l'atelier d'une couturière, une poupée de chiffon sans yeux est assise derrière un bocal de boutons. On y lâche des boutons ; deux pareils qui se touchent n'en font qu'un, plus grand. Les boutons grossissent jusqu'à devenir des disques de cuivre, puis une lune. Pendant ce temps, la poupée tourne la tête vers nous, des boutons ouvrent des yeux, et une main vient secouer le bocal. Au bout, la lune monte dans l'orbite vide de la poupée. Il lui manque encore un œil, et elle nous regarde.
La mécanique
On vise au doigt, à la souris ou aux flèches, et l'on lâche le bouton d'un toucher (Espace) ; s'il tarde, il tombe tout seul. Les boutons roulent et s'empilent dans le bocal, et deux pareils qui se touchent fusionnent en un plus grand. Chaque étape demande un bouton plus gros et ajoute une ruse : des boutons cousus deux à deux, des yeux qui ne fusionnent qu'avec des yeux, une main qui secoue le bocal, puis le bocal qui penche. Si les boutons débordent du goulot, l'étape reprend, bocal vide.
Palette
Atelier de nuit : bois sombre #2a1a14, nappe à carreaux bordeaux #5a1e24, lampe ambrée #ffb35a, verre du bocal bleuté #9fc6d8 aux reflets blancs, boutons de nacre #f2efe6, d'émail rouge #c8402c, bleu #3a6aa8, jaune #e0b03a, vert #5a8a4a, prune #8a4a8a, cuivre #b8742a, et la lune #d8d4c8. Fil rouge, épingles, bobines. Rye pour le titre, Petrona pour le reste. Douillet, puis de travers.