- Rythme52,2 · entre les deux
- Un train met huit à douze secondes à traverser la carte et il y a toujours un aiguillage à basculer dans les trois secondes. Il n'y a pas de chrono, mais quand deux trains se croisent, le cœur s'accélère, puis il souffle quand le train entre en gare.
- Exigence54 · entre les deux
- Un train envoyé dans la mauvaise gare ne coûte que du temps : il fait demi-tour et revient. Seule une collision tue, toujours annoncée au moins une seconde et demie avant, et la première de chaque étape freine net sans rien casser. On reprend au début de l'étape, qui dure deux minutes au plus.
- Ton47,8 · entre les deux
- C'est un vendredi d'octobre lumineux, une vallée de vignes et de vergers avec des passagers qui vont à la fête du soir. La seule tension est mécanique, deux trains sur la même voie, et elle se résout par un geste.
- Récit30,4 · plutôt muet
- Aucune phrase d'histoire. On ne lit que les noms des gares sur les panneaux, deux ou trois mots de geste qui s'effacent, et le titre et la fin dans les deux langues. L'histoire se suit par la fenêtre d'un wagon : une femme au bouquet de dahlias change de train d'étape en étape, jusqu'à quelqu'un qui l'attend sur le quai de la fête.
- Échelle44,6 · entre les deux
- On commence par un seul aiguillage et deux gares. À chaque étape, la caméra recule et découvre un bourg, une rivière, un viaduc, toute la vallée. On répond au vote en grandissant sous les yeux du joueur, sans quitter la terre.
- Forme49,7 · entre les deux
- C'est un puzzle d'aiguillage connu de tous : la couleur du train va à la gare de la même couleur. On touche l'aiguille pour la basculer, on touche le train pour l'arrêter au feu. Pas de règle cachée. La seule invention, visible dès le premier train, c'est le fil de couleur que chaque train livré laisse sur la carte.
- Image48,2 · entre les deux
- La carte est vue d'en haut en aplats. Champs en patchwork, rails anthracite, fumées en petites bouffées, arbres ronds. Les particules restent sobres et viennent fêter les arrivées, et le décor s'épaissit avec la vallée qui s'agrandit.
Le thème
Le vendredi 16 octobre, de l'aube au soir, dans une vallée de vignes, de vergers et de rivière vue d'en haut. Un petit réseau régional emmène tout le monde à la fête du bourg, et on tient les aiguillages. Une femme au bouquet de dahlias change de train d'étape en étape jusqu'au quai de la fête, où quelqu'un l'attend avec un lampion ; les fils laissés par chaque train livré deviennent, le soir, la courtepointe de la vallée.
La mécanique
Les trains sortent des tunnels et roulent seuls. On touche une aiguille pour la basculer (sa flèche et le pointillé du train montrent la voie choisie), on touche un train pour l'arrêter et on le touche encore pour le relancer. La couleur et la forme de la locomotive disent sa gare ; une mauvaise gare ne coûte que du temps, le train refait le tour. Deux trains qui se touchent, ou un train sur le pont levé, c'est la mort : une croix rouge l'annonce trois secondes avant, la première collision de l'étape n'est qu'un freinage d'urgence, et l'on reprend au début de l'étape.
Palette
Champs en patchwork crème, moutarde, terracotta, vigne et sarcelle pâle ; rivière #8fc3c9 ; rails anthracite #2b2a33 ; trains tomate #e4572e, sarcelle #17a398, moutarde #f2b134, violet #6b4fa0 ; croix d'alerte #e01e37 ; lampions orangés le soir. Big Shoulders Display et Overpass. Clair, affairé, joyeux, avec une pointe de nervosité aux croisements.