- Rythme27,8 · plutôt contemplatif
- Pas de chrono : c'est le joueur qui lance chaque marée quand ses digues lui plaisent. Puis l'eau monte lentement, pendant une quarantaine de secondes qu'on regarde avancer, et la seule hâte du jeu est de colmater une brèche pendant qu'elle se remplit.
- Exigence57,4 · entre les deux
- Chaque marée demande de garder au sec un nombre de maisons affiché en haut. En dessous, la marée se rejoue depuis la mer basse, avec les digues d'avant. La toute première marée est une démonstration qui ne peut pas tuer, et les marées tenues restent acquises.
- Ton66,8 · plutôt inquiétant
- Un village de bord de mer en plein après-midi, vide, et dans le ciel pâle une seconde lune qui n'était pas là hier. Elle grossit à chaque marée, la mer lui obéit, et la radio annonce des coefficients qui n'existent pas.
- Récit41,6 · entre les deux
- Une ligne de bulletin radio par marée (« Coefficient 118 », puis 160, puis « coefficient : — »), et l'heure de l'horloge de l'église. L'histoire se lit dans la lune qui approche et dans la mer qui monte vers elle.
- Échelle68,6 · plutôt cosmique
- Dès la première minute, une lune étrangère passe au-dessus d'un village. Chaque étape recule la caméra (l'estran, le port, toute la baie, puis la côte vue de haut) et la lune finit par couvrir la moitié du ciel.
- Forme49,7 · entre les deux
- Le principe est connu : lever des digues de sable contre la mer, comme un château de plage ou un tower defense sans tirs. L'inventé, c'est que la mer penche vers une lune qui traverse le ciel pendant la marée : le renflement de l'eau se déplace, et on le voit.
- Image36,2 · entre les deux
- Plutôt épuré : un sable noir volcanique en deux tons, une eau de jade laiteux en aplat avec un liseré d'écume, des maisons blanches toutes simples, et beaucoup de ciel vide. Seule la lune porte du détail.
Le thème
Une nuit d'octobre, un second astre que personne n'avait vu approche de la Terre, et chaque marée monte plus haut que la précédente. Sur une côte de sable noir, on tient un village évacué au sec, de l'estran jusqu'au périgée, quand la mer se dresse en colonne vers la lune. À l'aube, l'astre s'éloigne, l'horloge recule d'une heure, et les digues tracées dans la nuit restent dessinées sur le sable.
La mécanique
Entre deux marées, on monte le sable case par case (toucher, glisser, ou flèches et Espace) avec un nombre de seaux compté ; un pointillé montre jusqu'où l'eau ira, et la lune la fait pencher de son côté. Puis on laisse monter : l'eau s'infiltre case par case, et l'on colmate en la touchant toute case rouge qui se fissure. Si trop de maisons sont noyées, la mort montre par où l'eau est passée, et la marée se rejoue depuis son début, digues comprises, avec un seau de plus.
Palette
Ciel lilas #d9d3e6 qui passe au couchant puis à la nuit #141826, mer jade #4f8f86 frangée d'écume #eef3ee, sable volcanique noir #2b2a2e et sable posé pâle #c9bfae, maisons blanches #f2efe6 aux fenêtres jaunes #f5c84c, corail d'alerte #e8604c, lune #f2efe6 cerclée de rouille #b5653a. Unbounded pour les titres, Azeret Mono pour la radio et les chiffres. Calme, net, une inquiétude qui monte avec l'eau.