- Rythme82 · nerveux
- Une phrase de la Lune, puis la tienne, sans pause : une réponse toutes les deux secondes, de 92 à 124 battements par minute, et une étape où l'on joue pendant qu'elle chante déjà la suivante.
- Exigence69 · plutôt impitoyable
- Chaque note fausse ou manquée use la liaison ; quand elle tombe, on reprend la moitié d'étape en cours, une quarantaine de secondes. Le halo ne garde la phrase sous les yeux qu'au début : ensuite, il faut l'avoir retenue.
- Ton70,9 · plutôt inquiétant
- La Lune répond, puis se met à nous ressembler : des mers, un œil de cyclone tourné vers nous, des villes qui s'allument là-haut à mesure qu'elles s'éteignent ici. Pas de monstre ni de cri : un double qui apprend.
- Récit6 · muet
- Pas un mot d'histoire. Le titre, une main dessinée pour le premier geste, une ligne de conseil quand la liaison casse, et le reste se lit sur la Lune qui change et la Terre qui s'éteint.
- Échelle81,5 · cosmique
- Dès la première seconde, la Terre et la Lune face à face, et entre les deux la lumière qui fait l'aller-retour. À la fin, deux mondes ont échangé leur place.
- Forme35,5 · entre les deux
- Le Simon qu'on connaît, en rythme : la Lune joue une phrase, on la rejoue. Chaque étape ajoute un cran qu'on voit : les tenues, les contretemps, le canon, puis le double.
- Image95 · foisonnant
- Des milliers d'étoiles, la Voie lactée, une pleine lune cratère par cratère, la Terre de nuit avec ses villes et ses aurores, des faisceaux qui éclatent en gerbes à chaque note. Bridé sur les vieux téléphones.
Le thème
Le soir de la pleine lune d'octobre, on envoie un signal vers la Lune pour entendre son écho, et l'écho répond autre chose. On rejoue ses phrases, et à chaque phrase rendue la Lune ressemble un peu plus à la Terre : des mers, des nuages, un œil de cyclone, des continents, puis, dans l'ombre d'une éclipse, des villes. Sa dernière phrase est la toute première qu'on avait jouée. Quand on la rejoue, les deux mondes échangent leur place, et la Lune joue avec nous sans délai.
La mécanique
Un jeu de rythme en appel et réponse. La Lune joue une phrase sur quatre voix (une couleur, une hauteur, une colonne de l'écran) ; on la rejoue dans la mesure suivante en touchant les colonnes (doigt, souris) ou avec ← ↓ ↑ → au clavier, en tenant les notes longues. Le halo au-dessus de la Lune montre les huit cases de la mesure. Chaque note fausse ou manquée use la liaison ; quand elle tombe, on reprend la moitié d'étape en cours. À l'éclipse, les notes descendent vers nous et l'on joue en canon, une mesure derrière la Lune.
Palette
La pleine lune vue de l'espace, comme sur les photographies de nuit prises depuis la station spatiale : vide bleu-noir #04050c, Voie lactée prune et poussière d'or, Lune os #e8e4d8 aux mers grises #8a877f, Terre de nuit #081226 aux villes sodium #ffb347, liseré d'atmosphère #4fa3ff, aurores et airglow #7dffb0. Les quatre voix : vert aurore #6cf5a8, bleu glacier #5ab8ff, violet #c58bff, ambre #ffbe5c ; l'erreur en corail #ff5a4e ; le cuivre de l'éclipse #b4532a. Syncopate. Froid, lumineux, une inquiétude qui chante.