- Rythme82 · nerveux
- Les graines tombent sans répit : un toucher toutes les secondes environ, des chaînes qui partent d'un coup, une pulsation qui monte de 116 à 148 battements par minute, et seulement de courts répits entre les vagues.
- Exigence69 · plutôt impitoyable
- Chaque graine qui touche un toit éteint une maison pour de bon, jusqu'à la fin de l'étape. Les six éteintes, la vague recommence, une cinquantaine de secondes en arrière ; elle se fait un peu plus douce, sans le dire, après deux échecs sur la même vague.
- Ton85,9 · inquiétant
- Halloween approche : des graines qui ont des yeux, des racines noires sur les toits, quelque chose qui regarde depuis les fenêtres éteintes, et une étoile qui avale le ciel avant de te fixer avec un œil grand comme la nuit.
- Récit6 · muet
- Pas une ligne d'histoire : un titre, une main dessinée pour le premier toucher, deux mots de conseil, et quelques mots quand le village s'éteint. L'histoire est dans les fenêtres qui s'allument et s'éteignent.
- Échelle81,5 · cosmique
- On ne quitte jamais les toits d'un village, mais tout tombe de très loin : la Voie lactée, l'aurore, une lune avalée tout entière, et une étoile noire qui grandit d'étape en étape jusqu'à remplir le ciel.
- Forme20,5 · plutôt familier
- La défense du ciel qu'on connaît : viser devant, laisser éclore le cercle, en prendre plusieurs d'un coup. Chaque nouvelle graine est une variation du même geste, rien à apprendre que son tempo.
- Image95 · foisonnant
- Une nuit dense et lumineuse : des centaines d'étoiles, la Voie lactée, des rideaux d'aurore, des traînées cyan, des éclosions ambrées qui déclenchent des gerbes d'étincelles, des étoiles aspirées par l'astre noir et une galaxie en guise d'iris. Bridé sur les vieux téléphones.
Le thème
Une nuit de fin octobre, sur un village perché. Les fenêtres s'allument une à une, une citrouille veille sur un seuil, et au zénith une étoile noire ouvre un œil. Elle sème des graines filantes qui tombent vers les maisons : chacune qui touche un toit éteint la maison et la couvre de racines noires. Depuis l'observatoire, on tient le ciel du crépuscule à l'heure creuse, pendant que l'étoile mange les constellations, puis la lune, et devient un Œil grand comme la nuit. Quand il se brise, une pluie d'étoiles d'or rallume le village, les racines fleurissent et l'aube se lève.
La mécanique
La défense du ciel qu'on connaît, en lumière : on touche le ciel (doigt, clic, ou Espace avec les flèches pour viser), une lueur monte de l'observatoire et éclot en cercle là où l'on a visé. Toute graine prise dedans éclate et fait éclore une lueur plus petite, d'où des réactions en chaîne. Huit charges, qui reviennent vite ; il faut viser devant les graines. Chaque étape ajoute sa graine, montrée une fois sans danger : celles qui se divisent en trois, celles qui s'arrêtent puis piquent, celles qui ondulent, puis les nids qui en lâchent d'autres et encaissent trois coups. La dernière étape est l'Œil : on le frappe à la pupille quand il s'ouvre, six fois. Si toutes les maisons s'éteignent, on reprend la vague (moins d'une minute) avec au moins deux maisons allumées.
Palette
Ciel indigo et violet #1a0f2e à #3b1d4a, crépuscule rose #8a3b5c, aurore d'un vert malade #3df2a6, lueurs ambrées #ffb36b qui blanchissent au cœur, traînées cyan pâle #bff6ff, fenêtres #ffcf6e, citrouille #ff7a1a, silhouettes noires #07040c, lune de sang à l'heure creuse, or #ffe08a pour la pluie finale. Cinzel. Foisonnant, festif et menaçant, comme un feu d'artifice qui se défend.